Le marronnage
Le temps s’en est allé.
Rien ne s’est effacé.
On se souviendra toujours des “esclaves en quête de liberté”
Les “nèg maron.”
Maron, dites-vous ?
Oh oui maron !
Yé maron.
Yé té gon ké sa.
Ils se sont enfuis à travers bois, sans arme, ni armure.
Le cœur meurtri, les muscles endoloris, en emportant avec eux l’espoir d’une liberté tant attendue.
Ils se sont enfuis laissant derrière eux, les supplices, les atrocités, les exactions de ces hommes sans foi ni loi.
Ils se sont enfuis cherchant une liberté, ce souffle de vie qui leur avait été enlevé.
Ils ont subi les caprices de Dame nature.
Mais l’espoir d’une vie meilleure leur a donné des ailes pour affronter cette forêt austère.
Cette liberté, certains, en y versant leur sang, l’ont obtenue.
Avec ténacité et persévérance, contre vents et marées, ils ont pu un jour en jouir..
Aujourd’hui, c’est avec fierté et admiration que nous honorons la mémoire de tous ceux qui ont engendré les prémices d’une liberté durement acquise.
On les appelait :
" les nèg maron" !