Lagwiyann a oun bèl péyi
“Il” l’a chanté.
…“Lagwiyann a oun bèl péyi.
I gen ounlo bagaj pou fè…”
L’avons- nous fait?
L’avez- vous fait?
Cet avenir morose nous avait été prédit il y a fort longtemps.
Nous sommes restés les bras croisés
Nous les avons laissés nous broyer, nous piétiner.
Certains ont brandi le poing de la liberté.
Certains ont crié leur désarroi.
Rien n’y fait !
Ils se sont vite rangés en rangs serrés,
craignant le fer et le bâton.
Ils attendent en silence que retentisse l’heure de la liberté ?
Ou que résonne le tocsin ?
I di nou:“A pou bliyé jalouzi ké tchenbwa…”
Avec beaucoup de conviction
Voyant cette inaction
notre compatriote à la voix bien timbrée
a chanté cette dégradation.
Jusqu’à quand resterons-nous empêtrés dans des querelles partisanes?
“…A pa pou nèg fann tchou nèg é lésé ròt moun enstalé…”
Cette prédiction nous pend au nez.
De tous bords, ils accourent
Inhalant dans le lointain l’odeur de cet Eldorado cosmopolitain.
Faut-il tolérer l’intolérable ?
Faut-il accepter l’inacceptable ?
Pa bliyé dolo ki ka di nou :
“A bon tchò krab ki fè li pa gen tèt.”