ESPOIR

Quand
danserons-nous
au
rythme des tambours
le
cœur léger, le cœur joyeux
et
savourer heureux
la
joie d’une dignité retrouvée ?

Quand
verrons-nous
ce
pays délabré
ce
pays oublié
sortir
de ce marasme

il est enfermé ?

Quand
entendrons-nous
ce
tam-tam vibrer
d’un
espoir retrouvé
d’un
bonheur mérité
d’un
courage ravivé ?

Ne
voyez-vous pas
que
le peuple incompris
hurle
de douleur,
que
ses enfants appauvris
scandent
leur malheur ?

Prêtez
l’oreille à leurs lamentations.
Écoutez
leurs propos exaspérants.
Toutes
ces voix discordantes
entraîneront
l’aliénation
de
notre Guyane déjà affaiblie.

Je
n’accuse personne
**« Mo
voyé dilo, mo pa mouyé pésonn »
**Mais
en moi, cette voix résonne.
Qu’adviendra-t-il
de
cette terre bannie ?
Une
terre punie ?
Le
restera-t-elle à jamais ?

Qu’on
ne se méprenne pas
Je
ne prône pas la lutte
Je
ne désire pas la chute
Je
ne veux pas de haine
ni
rancœur dans les veines.

Je
veux simplement crier très fort
que
corruption et mensonge
doivent
être bannis
et
que dignité et courage
devront
être notre passeport.

Le
bonheur de tous
doit
être un atout
Ne
penser qu’à soi
n’apporte
jamais de joie.
Quand
s’éloignera de nous ce néant
cette
peur lancinante
de
rester pour la vie
une
Guyane engloutie ?

Entrevoir
une trêve
et
voir enfin son rêve
dans
le lointain pointé
éteindra
cette anxiété
cette
angoisse obsédante.

Mais
ce tam-tam
résonnera
un jour
Ce
tam-tam,
On
l’entendra partout.
Je
ne sais où ?
Je
ne sais quand ?
Sans
doute dans un avenir prochain.

Ce
ne sera pas moi, c’est certain
mais
sûrement un des miens.

L’espoir
fait vivre, ne l’oubliez jamais.
« Ké
pasians léfan déboché takoko »